La fiche méthodologique 5 vise à vous aider à construire vos plans d’écrits ou de leçons. La construction des plans de leçon dénote d’une capacité d’organisation des connaissances et de pédagogie. Ces qualités sont attentivement notées par les jurys et savoir réaliser un plan cohérent constitue une clé à acquérir pendant votre préparation des concours du CAPES SVT et de l’agrégation SVT.
Votre capacité à proposer un plan qui traite d’un sujet, en 3 ou 5 heures d’écrit scientifique ou en 40-50 minutes d’oral, est la démonstration de votre capacité à organiser, de façon structurée et logique, les connaissances que vous avez acquises en SVT. Cet exercice est donc parfaitement en lien, avec votre futur métier d’enseignant qui va nécessiter que vous découpiez les parties du programme en cours d’environ une heure par semaine pendant un certain nombre de semaine. En effet, une fois en poste, vous allez devoir préparer votre « progression annuelle », vos « séquences » et « séances de cours» de façon à mener le programme avec vos élèves. Ce découpage doit être ordonné et non chaotique et chaque élève doit pouvoir le comprendre et le suivre, voir, le retrouver.
La première chose à faire est de cerner le sujet. Pour cela, vous devez définir les termes du sujet. La définition de ces termes, un par un, vous permet de définir les limites du sujet.
Dans un second temps, vous devez réaliser un brainstorming des éléments à aborder en fonction de ce sujet. Les questions de bases du brainstorming que vous devez faire pour savoir ce que vous devez inclure dans votre plan :
Enfin, vous devez organiser ces éléments. Pour cela, la règle est de respecter la démarche scientifique. Tout d’abord, penser à comment on présenterait les connaissances de bases, descriptives, du sujet, à des novices. Il s’agit, étape par étape de présenter les observations et les méthodes d’observation. Dans un second temps, vous devez réfléchir aux mécanismes en jeu, à différentes échelles, et à l’histoire ou au développement des structures. Enfin, vous devez réfléchir en termes de dynamique et de mise en contexte dans l’environnement ou dans l’histoire, suivant les sujets. Vous placer ainsi les éléments de votre brainstorming dans un plan cohérent qui respecte la démarche scientifique et qui 1) présente en détail le sujet, 2) explique son histoire, sa mise en place, 3) explique sa dynamique, son évolution et sa mise en lien avec l’environnement, l’organisme ou la géodynamique globale, en fonction du sujet. Vous pouvez travailler en fonction des échelles sur certains sujets.
Prenons un exemple : si votre sujet est « croute continentale et croute océanique », il s’agit bien dans une première partie de décrire la nature des croutes et les méthodes qui ont permis d’établir ces données, plutôt que de commencer par l’histoire de la mise en place des croutes…dont on n’a pas décrit la nature. La formation des croûtes, leur mise en place, s’inscrit davantage dans une seconde partie et leur dynamique (de renouvellement, de remaniement etc) dans une troisième.
Qu’est-ce qu’un plan cohérent ? Quelques indices pour savoir si votre plan est cohérent :
La cohérence du plan est beaucoup plus sévèrement observée à l’oral qu’à l’écrit.
Pour le moment, attardons-nous sur deux points : les liens et l’introduction / conclusion
Les liens que vous faites au cours de votre développement sont le gage de votre capacité à transmettre ce que vous cherchez à transmettre. Ces liens donnent le sens à votre travail. Lorsque vous démarrez votre travail, dès le premier mot de votre introduction, vous tendez un fil à vos interlocuteurs et ils doivent pouvoir le saisir. Tout au long de votre développement, vous maintenez ce lien :
Si vous perdez ce fil, en perdant le lien, vous perdez vos interlocuteurs. Il est essentiel de créer votre plan en pensant à son exécution pour votre interlocuteur ou lecteur, comme un fil entre vous et lui. En classe, ce fil est assez palpable ! 😉
